
BARDIG La photo à la frontière du réel

BARDIG
Né au Liban en 1963 dans une famille arménienne, Bardig commence sa carrière de photographe professionnel en 1985. Diplômé du New York Institute of Photography en 1986, il reçoit plusieurs distinctions photographiques au cours de ses premières années de carrière. En 1987, un prix organisé par le Centre culturel français au Liban lui permet de poursuivre son parcours en France. Il s’installe à Paris, où il vit et travaille depuis plus de 35 ans. Il y rencontre notamment la photographe Jane Evelyn Atwood.
À partir des années 1980, il développe un travail documentaire consacré à la communauté arménienne et à son histoire. Il réalise un projet photographique sur les traces du génocide arménien de 1915, à travers les portraits de survivants, les récits familiaux, les objets transmis et les paysages marqués par les déportations. Ce travail donne lieu, en 2005, à la publication chez Actes Sud de Deir-es-Zor, sur les traces du génocide arménien de 1915, en partenariat avec France Inter, avec un texte de Christine Simeone.
Parallèlement à son activité de photographe, Bardig exerce comme enseignant avant de consacrer une part croissante de sa pratique à la recherche artistique.
Après plusieurs décennies de travail autour de l’Arménie et de la mémoire, il élargit son champ d’exploration à l’espace urbain. À travers la transformation numérique de ses photographies, il réinterprète les lieux, les couleurs et les formes. De l’Amérique à l’Europe, en passant par Paris, ses images proposent une perception renouvelée du réel, à la frontière de l’abstraction et de la figuration, où la photographie devient un espace de recherche poétique et sensible.



